Tenuta di Montegiove, 05010 Montegabbione (TR), Umbria, ITALIA. HISTOIRE DU CHÂTEAU DE MONTEGIOVE |
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CASTLE
OF MONTEGIOVE Country house Extra virgin olive oil DOC Red wine History of the Castle Guided tours of the castle CASTELLO DI MONTEGIOVE MONTEGIOVE SLOT SCHLOSS MONTEGIOVE CHÂTEAU MONTEGIOVE
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Le château de Montegiove se lève au sommet d’un coteau près de la frontière entre les anciennes villes-état Orvieto et Pérouse (1). Le nom du château provient de l’existence d’un temple romain consacré à “Jupiter Elicius” prouvée par la découverte de deux têtes votives du Dieu. Au moyen âge Montegiove était un des trentedeux villages appartenant à Orvieto (2). La construction du château est due aux efforts de la
famille Bulgarelli, comtes de Parrano et Marsciano,
descendants d’un Bulgarelli de Orvieto, mort en 1118, mais des
documents historiques précis n’existent que dépuis 1282 et ils
montrent que Nerio, fils de Bulgaruccio Bulgarelli, suivant la règle de
Saint-Francois, demande la permission de l’evêque d’Orvieto pour
construire un oratoire sur le territoire de Montegiove ”près du château“,
qui évidemment avait déjà été construit. A l’origine le château
avait un mur ovale avec une basse tour à l’entrée, ouverte dans un côté
avec une porte, encore existante, pourvue d’une herse. La
tour surmontait une basse arcade en style typique d‘Orvieto, encore
existante. Les bâtiments se penchaient sur la ceinture de murailles et
dans la cour intérieure se trouvait le donjon (3) et une citerne. Le
cadastre d’Orvieto de l’année 1363 énumère tous les biens et
territoires appartenant aux Bulgarelli à Montegiove et alentours. Les
comtes Bulgari ou Bulgarelli, d’une noble famille lombarde, se séparerent
en trois branches , Parrano, Montegiove et Marsciano, dont les deux premières
fûrent rapidement éteintes, celle de Montegiove avec la béate Angelina,
comtesse de Montegiove qui, devenue veuve, fonda à Foligno som premier
couvent dédié à Sainte Anne. Sigismondo di Astoriello, comte de Foligno
commissiona à Raphaël la “Vierge de Foligno” pour en faire cadeau à
sa niece, réligieuse dans ce couvent. Cette celèbre peinture fut prise
en tant que butin par l’armée de Napoleon en 1799 et peut maintenant être
vue aux musées du Vatican. Les
armoires des Bulgari de Montegiove avec les trois lis surmontés par
l’aigle impérial, datées 1387 se trouvent encore aujourd’hui à
l’entrée originaire du château. Par
marriage Montegiove devient la propriété des Monaldeschi della Vipera,
famille connue à l’époque de Dante pour les luttes guelfes contre les
Filippeschi (Chanson VII du Purgatoire “viene a vedere Montecchi e
Cappeletti, Monaldi e Filippeschi, o uom senza cura”). Au
quinzième siècle les corps de mercenaires et leur capitaines déchaînaient
conflits et guerres un peu partout dans la peninsule. Ceci fut aussi le
sort de Montegiove, disputé parmi les condottieri, dont les plus fameux
étaient Attendolo Sforza, Fortebraccio, Baccarin della Leonessa et
Gattamelata. La veuve de Gattamelata, Giacoma, a possédé Montegiove et
maintenu la propriété avec
intelligence et perspicacité, faisant des transformations et
restaurations rendues necessaires à la suite des dégâts faits par les
continuelles incursions. La
structure originale du château dût subir des changements considérables
suite à la découverte de la poudre noire ; une tour flanquante fut
construite pour protéger une nouvelle porte d’entrée avec pont-levis
placé dans un bâtiment près du vieux mur externe. Pareillement on érigea
une tour ronde et une autre carrée sortant de l’ancien mur externe pour
executer des tirs parallels et le mur externe du château fût épaissi
d’un pied d’Orvieto (34 cm). Une deuxième ceinture de murailles fût
construite avec pont-levis et portail ou une pierre carrée montrait une
“tresse” ou ruban militaire qui fait partie des armoires Gattamelata.
En passant par la cour de la tour flanquante on arrive à la porte
originale sur laquelle se trouvent les armoires des comtes de Montegiove,
mais une autre tresse sur l’architrave d’une cheminée du salon au
premier étage de la nouvelle partie du bâtiment confirme la possession
des Gattamelata et certifie les dates des différentes époques de
construction du château. Giacoma, la veuve de Gattamelata, pour honorer
la memoire de son mari, commissiona au fameux sculpteur Donatello une
statue équestre, qui se trouve actuellement à Padoue, la première
d’un homme qui n’était pas de naissance royale. Le testament de Giacoma, écrit par le notaire Giacomo della Leonessa, legue toutes ses possessions à sa fille Todeschina qui en 1460 épouse Antonio di Ranuccio comte de Marsciano et par consequence le château revient à ses anciens propriétaires. Todeschina et Antonio eurent 11 enfants dont 9 étaient encore mineurs lors de la mort de leur père et en 1505 commencent les litiges entre eux. Bernardino devait survivre à tous et ses deux fils Ranuccio et Alessandro partagent le château de Montegiove (la tour et le reservoir restant ”per indivisa”, en commun). Ranuccio a effectué des nouvelles restaurations des murs du bâtiment fortement endommagés par des tremblements de terre mais il a également fait des nombreux changements pour le rendre plus adapté aux exigences de son époque. La fin des guerres et l’apaisement entre les
seigneurs limitrophes suite à la descente
de Charles VIII le Valois rendait moin nécessaire la destination
exclusivement défensive des châteaux qui se transforment en agréables
manoirs ressemblant aux palais dans les villes. Hors des murs surgit une
nouvelle ceinture de murailles pour créer des nouvelles courts et jardins.
La restauration a également mené à l’embellissement des intérieurs,
maintenant fournis de decorations et de grandioses cheminées. La date de
ces restaurations est certifiée par deux anneaux de fer fixés au mur
pour attacher les chevaux avec l’inscription 1562. Du
deuxième fils de Bernardino, Alessandro, devenu seul proprietaire suite
à la division entre frères datée du 2 janvier 1500, descendent par
marriage les proprietaires suivants comme les Aviamonzi et les degli Atti. On arrive ainsi à l’année 1780 quand Angelo Misciattelli prend en “bail perpetuel” toutes les possessions de Monsignore G. Varese degli Atti. La famille Misciattelli possedait déjà des terrains limitrophes et unifiait le fief avec le château. Après une période ou les locaux du vieux château furent destinés aux usages agricoles aménant des transformations, démolitions et additions, à la fin du dix-neuvième siècle le marquis Lorenzo Misciattelli commence une restauration, en style de l’époque, pour le transformer en résidence. |
Sources:
Davantage de lecture: Lecture aux comptes de Mondimedievali |
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